20-06-2004
Iles Uros et Amantani Page 2 de 3
Jeudi 10 juin 2004, Le bus arrive à 8h15, direction le port pour embarquer. Le bateau est plein, nous sommes presque 20… mais la population est bien mixte, italiens, canadiens, belges… bien sympa quoi, et un p´tit français, moi !
Comme d´hab, hein, je renonce à trouver des français, doivent pas faire le même trajet que moi, c´est pas possible autrement… mais ce qui est cool, c´est que je peux enfin parler français avec les québécois et le belges ! Sur le trajet, le moteur du bateau chauffe… nous devons faire une petite pause de 30 minutes sur le lac pour attendre la réparation. Notre guide nous explique notre programme. Il est né dans une des îles du lac, il a une bouille sympa, genre gros hamster inca ressemblant à un prof de ski, marque des lunettes à l´appui, parle bien anglais et fait la traduction simultanée en espagnol, bien ça.
La première visite est celle des îles Uros, minuscules îlots d´environ 25m (et plus) de diamètre. Un peu moins d´une dizaine de familles vivent sur chacune de ces petites îles. Notre guide nous explique que les habitant de l´île que nous nous apprêtons à visiter se tâtent pour accueillir les hordes de touristes… ambiance gênante, encore plus lorsque l´on veut faire des photos… ça fait vraiment bizarre… on est poussé par la curiosité pour se rendre dans des endroits comme ça, puis une fois sur place, on se sent en véritable étranger de passage et donc pas vraiment à l´aise… allez savoir ce que l´on veut.
Le sol des îles est constitué de feuilles tirés d´une plante poussant dans le lac. L´île est maintenue par des piliers en bois plantés dans le « sol », les piliers étant reliés entre eux par dessous pour maintenir la forme de l´île (et je crois, éviter qu´elle ne dérive). Bien sûr, pas d´électricité sur l´île…
Les habitants décident de quitter l´île après plusieurs années (parfois après 25 ans !) lorsque celle-ci… dégage une odeur nauséabonde, si! (due à la fermentation des feuilles, de la boue et de l´eau). Le passage des touristes, c´est l´occasion pour les habitants de l´île de vendre de l´artisanat local. Pour vivre, les habitants des îles organisent un marché flottant où l´on ne pratique presque exclusivement que le troc!
Ensuite, départ pour les Iles Amantani, trajet long, plus de 2h30, on arrive sur le coup des 14h… et on crève la dalle ! Notre guide explique que les habitants mangent essentiellement des patates… et pratiquement jamais de la viande ou du poisson. A l´arrivée, des femmes locales nous attendent. Nous sommes répartis par groupe de 3/4 entre les différentes familles. Je me retrouve avec Chakim, un québécois et Rebecca et Gaia, deux italiennes. Les familles font partie d´ une communauté et notre groupe est logé dans une de ces communautés.
Nous faisons la connaissance de notre famille d´accueil, Yolanda la maîtresse de maison et sa petite famille. Chambre super sympa, 4 lits (baaa voui, vous vous attendiez à quoi hein, 2 lits? pour que je finisse dans le même plumard que Chakim, ben voyons). Nous profitons pour faire un tour des environs en attendant que Yolanda nous prépare notre repas. Les couleurs sont magnifiques… au loin, on aperçoit l´Ile Taquile, notre prochaine étape.
Dans leur jardin, chaque communauté cultive un seul type de denrée (patates, haricots…). Le marché local du troc permet ensuite de s´approvisionner d´autres aliments.
Très bon repas (rhhhaaaa… on crevait la dalle), soupe et omelette avec du riz.
Ensuite direction le sommet de l´île pour admirer le bôôô coucher de soleil sur le lac Titicaca… séance photos de rigueur pour immortaliser l´instant… mais c´est toujours bien plus sympa en direct qu´en photos (qui n´ont d´ailleurs que peu d´intérêts!)
Retour dans la famille Yolanda pour dîner à la bougie… pour ensuite enfiler des costumes traditionnels (Poncho et bonnet péruvien) et se rendre à la fiesta organisée par les villageois (C´est un peu tout organisé et pas super improvisé naturel…etc, mais c´est bien rigolo!). L´occasion de bouger nos corps sur le rythme des Charangos et des flûtes de pans… j´en profite pour danser avec Yolanda (boulala, elle regarde pas dans les yeux la mama inca) et sa petite fille, Fanny… séquence assez marrante et très folklo (avec binouze à la main, encore plus sympa)! Et j´ai même pu faire une vidéo !!!
Retour au dodo après surdose de danse folklo, on gèle mais le ciel étoilé est terrible… on peut même voir la voie lactée !
|