18-05-2004
Page 1 de 4 Donc, vendredi 30 avril, départ d´Orly à 7h30 en direction de Madrid avec la compagnie Ibéria, pour transiter 2h avant de reprendre un vol pour Lima à midi. Pas très fut fut, je pensais que le vol vers le Pérou ne durerait que 8h… mais c´est en fait 12h de vol qui m´attendaient! Comme j´étais passablement fatigué (hummm, avoue avoir terminé ma valise à 4h30 le matin même), j´ai pu me reposer entre 2 consultations de mon guide du Pérou sans échanger un mot avec ma voisine pas loquace pour un Soles (nb : monnaie péruvienne).
Pour éviter que cette sadique de Morphée ne me balance des décharges dans les muscles pour provoquer des crampes mémorables à 30000 pieds, je me suis levé plusieurs fois afin de me dégourdir les jambes, amen. Arrivée à Lima vers 18h30, heure locale. 7h de décalages horaires avec la France ce qui nous fait un 1h30 du mat en France. Je commence à être un peu décalqué. Passage de la douane et des visas sans problèmes. J´ai par contre poireauté longtemps avant de pouvoir récupérer mon sac… ai cru l´espace d´un moment que je devrais garder mon slip pendant plusieurs semaines (le cauchemar de BoboDioulasso, remmenber ?!)
Je débarque dans l´aéroport et ne tarde pas à être assailli par les taxi-drivers du coin, la pression monte. N´ayant pas réservé un hôtel avant de partir (adore me faire peur), je dois m´occuper en priorité de trouver une carte de téléphone, une cabine, appeler les hôtels que j´ai noté dans mon guide, expliquer à un taxi-driver ma destination, négocier le prix et… prier… oui, prier aussi je crois. Je me fais aider par un taxi-driver pour l´achat de la carte et l´appel de l´hôtel, les premiers (hôtel et taxi) étant les bons, je suis rassuré. La négociation avec le taxi-driver se fait en douceur, il me demande 25$, je lui dis 15$, il refuse, je me barre, il me courre après, il accepte… merci l´Afrique… malgré le fait que je ne parle pas un mot d´espagnol, j´arrive à marchander, c´est déjà pas si mal!
La nuit vient de tomber, nous nous dirigeons à pieds vers le parking du taxi-driver qui se trouve à 500m de l´aéroport… même si je fais mine de maîtriser, j´ai toujours la même appréhension au premier contact de tomber dans un guet-apens. Le taxi-driver me demande 2$ pour le parking… je ne refuse pas mais il ne sait pas encore que je vais les retrancher du deal initial… y´a pas de raisons… encore une bonne occasion de 1) tester ma capacité à marchander 2) me faire peur avec mon appréhension.
Le trajet en taxi se passe bien, mon conducteur me demandant dans un anglais très approximatif d´où je viens… je tente de lui répondre dans un espagnol encore plus approximatif, un dico Français/Espagnol à la main, un mot toutes les 30secondes, discussion laborieuse cela va de soi mais permet de faire passer le temps et de me détendre un peu (stressé moi, meuuuu noooooon!). A un certain moment, mon gentil taxi-driver fait mine d´avoir mal et tient absolument à me montrer sa cicatrice d´une appendicite fraîchement pratiquée… boudiou, l´espace d´un moment, j´ai cru qu´il voulait me chourer mon appendicite à moi pour qu´il en ai une nouvelle… et me croyais embarqué dans une histoire de trafic d´organes à la sauce Incas (euh non merci sans façon… puis qu´est qu´il irait foutre avec ton appendicite Alex hum?).
Ayé! Enfin arrivé à la « Casa del Mochilero » - la maison du routard, dans le quartier chic de Miraflores à Lima!! C´est une auberge familiale qui possède uniquement des chambres en dortoir, l´accueil est néanmoins chaleureux, l´occasion aussi pour moi de rencontrer d´autres voyageurs, so pourquoi pas? Comme je suis trop crevé pour chercher un autre hôtel, je ne rechigne pas à passer ma première nuit dans une chambre déjà occupée par deux argentins, un israélien, un lama, trois poulets et un péruvien vêtu d´un poncho rouge communiste (cherchez les erreurs). Seul bémol, étant arrivé le dernier, je me retrouve en haut d´un lit superposé, pas top pour… entre autres, se lever pour pisser la nuit (restons pratique hein). Second bémol (argggg pas prévu celui la), je me rends compte que j´ai oublié mes bouchons d´oreilles pour passer une nuit hors du commun bruyant dans un silence des plus reposant… nada pour la grasse mat´ donc.~
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