10-04-2004
Bénin me voilà!Page 2 de 4
Donc, dès 7h30 du mat, me voilà STMBisé jusqu’à Fada. Taxi-brousse ensuite jusqu'à la frontière. Nous étions trois (!) à l’avant (en plus du chauffeur), scotché contre la porte (éventrée, coupante à souhait, comme d’hab quoi), un soleil atomiseur de bras blanc (Mme Biafine hésite à m’épouser) … bref, un vrai calvaire, mais je vous rassure, sans crevaisons (ouf). Néanmoins, je devais sautiller comme un cabri à chaque arrêt du véhicule pour retrouver mes jambes (je ne les sentais vraiment plus à certains moment, c’est dire).
Pour la petite anecdote, la veille à Ouaga, j’avais fait des recherches sur le net pour savoir si des voyageurs avaient déjà empruntés cette route… et j’étais effectivement tombé sur un australien qui avait fait le même chemin que je m’apprêtais à suivre… avec le même récit sur la quasi perte de sensation dans la jambe gauche… voila, ça rassure de ne pas être seul dans ces situations…
Arrivé à Tanguiéta au nord du Bénin vers 17h… pas mal éreintant pour une journée de trajet mais hyper content de me retrouver comme prévu là où je voulais commencer ma boucle vers le sud. J’ai passé deux jours environ, une journée à me baigner dans les superbes chutes d’eau de Tanougou à une vingtaines de km de pistes en Zen (Zemidgen, taxi-moto en surpopulation dans le Bénin et un peu au togo) et une autre à visiter en 4x4 (en fait, un minibus) le parc national de Pendjari, où j’ai pu approcher des zéléphants trop marrant qui voulaient jouer avec notre estafette couleur grise qui devait donc ressemblait comme deux gouttes de flag à une chaudasse de femelle éléphant… J’ai pu voir aussi des dizaines d’antilopes apeurées et pleins d’autres animaux dont je découvrais, avec la curiosité et la culture d’un enfant de douze ans, leurs jolies appellations ( Hippotrague, Waterbuck, Cobe de buffon, Bubale, Vervet… bondieu, mais dans le roi lion, y’avait pas tout ça maman?!)
Ensuite, descente progressive en deux jours en taxi-brousses jusqu’à Cotonou, en passant par Natitingou et Parakou. Très déçu de ne pas avoir pu prendre le train de nuit en couchettes entre Parakou et Cotonou vendredi soir… le train ne circulant plus depuis bien longtemps (merci le guide du routard pour la non mise à jour, grrrr !). J’ai du échanger un torride transafrica contre un branlant taxi-brousse qui a du rouler une partie de la nuit, assez flippant le voyage, avec des camions en panne tous les 15kms sur le bord de la route que l’on voit au dernier moment, une visibilité de pleins phares contre pleins phares (con de chauffeur que j’ai du sermonner fortement car il éblouissait systématiquement les voitures que l’on croisait et qui nous faisait des appels de phares.. le con, l’aurait sévèrement baffé….)… arrivé exténué à Cotonou à minuit, après une journée entière de taxi-brousse, le rêve africain quoi.
Cotonou bof mais Ganvié, à quelques kilomètres de là, plus grande cité lacustre de l’Afrique de l’ouest, oui! A part l’immense bar-restaurant couleur coca-cola pétard qui dénature un peu l’arrivée dans cette étonnante petite ville flottante, la visite en pirogue sans moteur a été un véritable plaisir pour les yeux!
Dimanche 28 mars 2004, arrivé en taxi-brousse à GrandPopo, au bar-restaurant-bungalows le CocoBeach… je ne devais y rester que deux jours… j’y suis resté finalement quatre et j’avais même du mal à partir! Bref, une étape hyper reposante, des plages paradisiaques joliment cocotiéisées, une mer tueuse d’hommes (donc pas baigné beaucoup hein, normal)… et des gens super attachant, notamment Franck, chef cuistot et jeune patron rasta du CocoBeach, hyper sympa et la petite Jeanne (fraîchement rasta-isée aussi, mais si ça te va bien Jeanette!), une amie qui l’aide à préparer les plats de crevettes à toutes les sauces (je lui ai dit que je ne partirais qu’une fois avoir goûté à toutes les recettes de Franck… on ne se refait pas hein !), des crêpes aux fruits divines, des bananes flambées exquises… bref, j’arrête là le massacre de vos papilles gustatives et de votre estomac, mais pour tout ça, GrandPopo, c’était vraiment chouette quoi.
Etape d’un jour à Lomé au Togo le temps de faire un visa express pour le Ghana, en prenant soins d’arroser tout le monde à l’ambassade avec des CFAs pour que je puisses avoir mon visa en 24h… c’est dingue cette putain de corruption sans complexe sous les yeux des touristes…
J’ai été aidé par un pseudo-guide qui m’a facilité les démarches administratives mais le mec à du en prendre pas mal au passage… mais bon, je ne vais pas me plaindre hein, j’aurais pu perdre plusieurs jours à Lomé (étant arrivé un jeudi aprem, c’était limite pour avoir le visa vendredi… sinon, attente jusqu'à lundi… ). Le gars m’avait conseillé deux hôtels pas cher à Accra et n’ayant pas de guide de voyage, j’ai pris soins de noter tout ça!
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