22-03-2004
Carrefour de DjennéPage 2 de 3
Lendemain, lundi 8 mars 2004, levé à 6h30. Le patron me dépose à l’endroit d’où les bus et taxi-brousses partent pour Djenné. Un petit bus doit partir mais va en direction de Mopti et me déposera au carrefour de Djenné (qui se trouve à 40km quand même). Je devrais donc me débrouiller pour retrouver un autre taxi sur place.
Sur la route, à deux reprises, nous sommes arrêtés par un barrage de policier. Le conducteur du bus doit descendre de son véhicule, rejoindre le policier avachi sur un siège, censé contrôler les papiers mais la vraie raison, c’est qu’il perçoit entre 500 et 2500 CFA net d’impôts, l’enfoiré, suivant les affinités, que le véhicule est en surcharge ou pas…etc.
C’est du pur racket! Mais il faut « pisser» comme ils disent, pas le choix. C’est du pissage de gueule oui! Le policier doit se faire un véritable pactole par jour, sur le dos du peuple, au nez et à la barbe (de 10 jours) des touristes en plus! Il paraît que le président s’est donné comme priorité la lutte contre la corruption mais elle est tellement visible et flagrante que j’ai du mal à y croire (l’armée va sûrement taper du pied - et de la machette- si le président bouge un doigt, alors…).
Donc me voilà largué au fameux carrefour. Tout de suite, je sais que ce ne sera pas gagné. Le carrefour se retrouve être un vague hameau sur une nationale pas si fréquenté. 2-3 taxi-brousses sont bien présents mais complètement vides.
L’attente va être un peu longue, jusqu'à ce que l’on commence à venir me négocier l’achat de 4 à 5 places pour que le taxi accepte de partir. J’accepte car je n’ai pas trop envie de poireauter dans un endroit sans intérêt et puis ce serait dommage de rater le marché de Djenné (il est déjà 12h, on est lundi je vous rappelle).
Pour le prix, j’ai une place devant. A moitié vrai sur 100m car je suis rejoins par un monsieur et je me retrouve collé entre le levier de vitesses, le chauffeur et mon invité surprise. Ca me fait carrément chier (car j’ai normalement payé), mais comme c’est mon premier taxi-brousse, je manque de grande gueule pour exiger quoi que ce soit. Pareil, j’apprends pour la prochaine fois.
Avant d’arriver à Djenné, il nous faut descendre pour faire traverser la voiture et les passagers sur un mini-ferry pour passer les 200m du fleuve Bani, la route ayant été partiellement détruite, probablement lors de la saison des pluies.
Ayé! Suis arrivé à Djenné! (Pfiouuuuuuuuuu mazette)
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