Rédigé par Alex
Vote utilisateur:    / 2
|
|
|
|
20-03-2004
Dolobar et pièges à capitainePage 3 de 3
Enfin, durant mon séjour, j’ai pu rendre visite à une famille fabricant du Dolo (Bière de Mil artisanale). Le plus souvent, ce sont les femmes qui cuisinent le Dolo, on les appelle alors des Dolotières.
Le Dolo n’est pas une boisson bien complexe à fabriquer. Elle ne demande que quelques jours de préparation, de la première étape jusqu’à la vente au détail, pour le plus grand bonheur des poivrots du coin!
Tout d’abord la dolotière doit tamiser les grains de Mil avec de l’eau pour le nettoyer. Cela peut prendre une journée entière (c’est du boulot pour le dos).
Ensuite elle ajoute des champignons pour la fermentation et laisse macérer le Mil et l’eau pendant 1 à 2 jours dans de grandes jarres (qui proviennent sûrement des potières de Kalabougou!).
La cuisson du Dolo est la dernière étape avant la vente. Elle dure environ 24h! Voilà c’est prêt.
Le chef de famille était présent. Complètement atomisé par le Dolo, les paupières boursouflées, l’haleine, ma foi, éthylique, la parole hésitante. J’avais tellement pitié que j’ai bu la moitié de mon bol et je lui ai refilé le reste, pour qu’il tape bien sa femme ce soir. Y’a pas de raisons bordel!
Voila, sinon le lendemain, après la visite des potières Kalabougou, nous sommes passés par un village Bozo de pêcheurs qui confectionnent des pièges à capitaine, ce poisson très prisé dans les restaurants (et pas mauvais du tout, avec une chtite sauce à la banane ou coco)
Voili Voiloo! C’est fini! La visite des artisans de Ségou a été un véritable plaisir pour les yeux, une étape enrichissante et le contact avec les enfants très amusant!
<< Début
< Précédent
1
2
3
Suivant >
Fin >> |
| Dernière mise à jour (
20-03-2004 ) |
| |