18-03-2004
Page 1 de 3 Samedi 28 février 2004, départ pour 9h pour Banfora, en compagnie de mon guide de Bobo, Karim.
Passage juste avant à la Bonne Miche pour chocolat chaud et pain-beurre-confiture. Très bon comme d’hab.
La route est goudronnée jusqu'à Banfora, de bonne qualité, avec marquage au sol ce qui contraste avec le nord du Burkina avec des pistes à partir de Kaya pourtant seulement à 200km de Ouaga! L’influence économique de la Côte d’Ivoire y est (ou était) sûrement pour beaucoup.
Sur le trajet, nous traversons des champs de canne à sucre, principale source de revenu agricole dans la région. Comme toujours aussi, le bus fait quelques haltes pour prendre des voyageurs ou lors d’un contrôle de police. L’occasion de suivre le ballet des vendeuses de fruits, de pains, de zom-kom (eau sucrée) Le petit peuple se débrouille comme il peut pour survivre, pas facile. Arrivé à Banfora 1h30 plus tard. A peine sortie de la gare des bus, Karim s’éclipse pour nous dégotter une mobylette afin de rejoindre directement Tengrela. On quitte rapidement le centre par une petite piste, bordée par des rizières, le coin est plutôt joli.
Nous atteignons le campement de Farafina, tenu par Solo, rastas multifonctions (gérant de l’hotel, joueur de Djembé, artisans d’instruments, guide, objet sexuel peut-être aussi…). Je partage la chambre avec Karim afin de réduire le coût de mes dépenses (car je dois payer pour toutes les dépenses en plus des 5000CFA de mon guide). On dort dans une sorte de hutte, assez typique… ah, pas de ventilos (goût de luxe). Karim me dit qu’il a l’habitude de partager la chambre, même avec des filles. Qu’il ne les force pas à coucher, hein, qu’il faut que cela vienne d’elles, un bon guide quoi. Je ne vais donc pas le forcer à coucher avec moi.
Un énorme manguier est situé au centre du campement, laissant place à une large terrasse ombragée. Je fais la connaissance de Mélanie, française, infirmière, en vacances pour 1 mois au Burkina. J’apprends qu’elle est arrivé il y a déjà 3 semaines dans le campement et n’a plus quitté les lieux. Sur le coup, trouve ça bizarre…
J’apprends qu’elle avait fait la connaissance de Christine et Clarisse (Mes compagnettes de route à Bani dans le Nord du Burkina!) qui étaient elle aussi venues dans le campement!
Nous commandons notre repas à 11h, car il paraît que l’on peut attendre 1h30 avant de le recevoir! On doit se promener en barque sur le lac vers 17h, l’attente sous le manguier va être un peu longue, il fait chaud. J’en profites pour m’installer dans un hamac (trop petit). Tentative aussi pour dormir dans la hutte… mais suis réveillé en transpiration au bout de 2 minutes d’un rêve bizarre, il fait décidément trop chaud.
J’ose pas faire la remarque à Karim, mais c’est quand même long… arriver à 10h pour voir le lac à 17h (qui se trouve à seulement quelques km d’ici) et ne rien faire entre temps, ça fait cher la journée de guide. J’ai bien tenté de demander s’il n’y avait pas quelque chose à faire d’ici là… il me répond « tu peux visiter les villages d’à côté si tu veux »… mouai, c’est 14h de l’aprem, y’a un soleil de plomb, ben je vais rester sous le manguier moi.
Chouette c’est 17h. Je m’acquitte d’un droit d’entrée de 2000 CFA (pris comportant l’accès au site, la location de la barque et de son chauffeur). C’est normalement le moment propice pour voir les hippopotames conjugués au coucher de soleil!
La promenade est agréable, quelques pécheurs sont sur le lac et j’ai effectivement pu voir des hippos, à bonne distance, mais ils m’ont fait la fête en s’égosillant au ras de l’eau. Le ciel se couvre, on voit au loin la brume de la pluie tombée.
Termine la soirée au départ sous le Manguier, une Sobbra à la main avec une bonne omelette… mais la pluie ne tarde pas à venir. Une sacrée saucée même! On se réfugie sous un hangar où sont stockés les instruments de musiques de Solo. C’est la première fois que je vois la pluie au Burkina. C’est assez rare en saison sèche. Ca flotte fort, j’ose à peine imaginer en saison des pluies.
J’échange un peu avec Mélanie… mais bon, pas super fun la nana… végétarienne… un peu sur une autre planète… bref, on s’est pas tapé sur l’estomac en flaguant joyeusement pendant 2 jours.
1er Dodo à Banfo!
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