18-03-2004
Dômes et chutesPage 2 de 3
Dimanche 29 férvrier 2004. La journée commence par des courses pour notre pique-nique! Facile à dire dans un village tout rikiki. Comme il est tôt, la moitié des épiceries du coin sont fermées. On commence donc notre petit périple de village en village à la recherche de boites de sardines. Oh yes! 1er village on en trouve 1. On trouvera la 2ième au bout du 5ième village. Pas facile de trouver de la nourriture de blanc blondinet dans le coin. En profite pour tirer le portrait des arbres du coin.
On se dirige vers les dômes de Fabédougou, sur le chemin on traverse d’immenses champs de canne à sucre. Les dômes sont en calcaires, creusés par l’eau et les vents, d’où leurs formes arrondies striées.
Je croise quelques touristes qui me renvoient péniblement un « Bonjour » et encore plus péniblement un sourire. On dirait qu’ils ont été lobotomisés du savoir vivre. Moi qui tente du mieux que je peux de lancer un Bonjour des plus enthousiaste je suis attristé par autant de mépris « salutaire » venant de certains touristes. Ne pas se laisser envahir par le côté obscur de la force… car il est toujours plus facile de tirer la tronche que de décocher un sourire!
Je croise (décidément) aussi un petit groupe d’autochtones à l’air jouasses (décidément). Mais au bout de quelques secondes, ça se comprend… l’un d’eux à une machette, l’autre à un fusil sur son épaule et le 3ième tient fièrement un rat à la gorge éclatée par une balle… ohhhhh me dis-je, des charmants chasseurs. Karim entame la discussion avec eux… la peur d’être poursuivi par une machette à la lame folâtre m’a un peu traversée l’esprit, j’avoue… mais une fois passés notre route, Karim m’a expliqué qu’il avait tenté de négocier le rat… si ! Pour que je puisse y « goûter le soir même » comme il dit… pas de bol, c’était trop cher, ça c’est vraiment pas de bol… tu veux que je leurs courre après avec un billet de 5000CFA p’tet, hum ?
Le soleil commence à fichtrement taper, l’heure d’aller se rafraîchir dans les chutes de Karfiguiéla!
Après 2 minutes d’une grimpette qui m’a fait dire que j’avais perdu tout endurance, tout ça à cause des 50m brassés de Flag et des triathlons de riz gras que je pratique depuis peu, non vraiment, j’vous jure, la vie n’est pas juste avec les sportifs du repas.
L’eau est froide mais elle donne trop envie. Karim reste à côté et mime une trempette des pieds : comme beaucoup d’Africains, il ne sait pas nager. En plus, pour me rassurer (môman, j’ai peur), il me raconte l’histoire d’un énorme hollandais mort l’année passée dans les chutes, alors qu’il venait de plonger, il resta coincé dans un trou au fond de l’eau, les pieds (gesticulant) en l’air dans l’eau… voilà où mène l’excès nutritionnel me suis dit.
Bref, j’ai passé le reste de l’après-midi à faire fouetter mon corps par des courants plutôt fort, entrecoupé par notre pique-nique au pain-thon et mangues (rhhhaa, qu’elles sont bonnes dans la région). Durant la saison des pluies, le site est beaucoup plus innondé et les courants bien plus impressionnant encore.
Retour au campement, je croise Mélanie qui m'invite à assister à un mini concert Balafon-Djembé à l’occasion de l’ouverture d’une buvette à l’entrée du village. C’est le groupe de Solo qui se produit, mais il manque… comment dire… de synchronisation tonale et rythmique. L’ambiance est néanmoins festive et plutôt agréable pour ma dernière soirée au campement!
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