17-03-2004
Village de KouroPage 3 de 5
Vendredi 27 février, Levé 7h15. Je tente 10min d’exercice physique pour mettre en pratique bonnes résolutions. Mais mon estomac hurle de douleur au bout des 3 ciseaux que j’ai sué à enchaîner : C’est… L’appel de la Bonne Miche.
Je prends mon premier chocolat chaud super trop bon avec super croissant (c juste pour cette fois), beurre (ça, c’est pas ma faute, ils l’ont amené sans rien demander) et confiture abricot. Je retrouve la dame avec son athlète roucoulant autour d’un chocolat bien chaud et d’une baguette, chaude, pas trop dure, bien grosse, comme elle les aime.
Rendez vous à l’hôtel Entente, à 2 pas de l’hôtel Teria, avec les 2 Belges (Au fait, j’oubliais : Tinekle, dis Tina, et Barth). Il semble qu’il y ait un petit problème de dernière minute : Karim s’était arrangé pour louer une mercedes ( qu’au départ je croyais que c’était un méga 4x4, rien compris moi) mais le gars a un soucis avec la direction et la voiture est scotchée au garage… mais pas de problème, « Karim Giver » nous dégotte un taxi… suis un peu gêné car on se retrouve tous les 3 à l’arrière et c’est un peu serré.
On quitte la ville en prenant la route de Ouaga, direction le village de Kouro à quelques km de pistes de la route bitumée. On doit payer un droit d’entrée à un représentant de l’ONTB, l’argent étant normalement reversé au chef du village afin de préserver le site.
Karim nous met très sérieusement en garde à l’entrée : nous ne devons sous aucun prétexte demander « où se trouve le cimetière ?», le genre de question qu’on pose systématiquement en arrivant dans un village, c’est bien connue.
Le village est constitué de forgerons, de commerçants et de potières.
Lorsque nous arrivons, le lieu semble complètement désert. Karim nous explique que les habitants sont descendus dans la plaine pour travailler dans les champs, le village se situant sur une petite colline, pour mieux voir les éventuels agresseurs arrivés de loin!
Des fétiches sont utilisés pour les rituels des jeunes du village. Par contre, pour prendre une photo, il faut demander l’autorisation. Le village est victime de son succès et de l’excès de visites touristiques… ça se ressent et c’est un peu dommage.
Une maison qui possède de la peinture blanche sur l’encadrement de la porte est un DoloBar (comprenez, une Maison où l’on se torche au Dolo, bière de mil faites maison)
Il y a aussi un emplacement réservé dans le village qui est la cour suprême de justice pour régler les différents entre les villageois. Quand l’affaire est trop compliquée, elle est jugée à Bobo.
On termine la visite par les potières qui fabriquent de grande jarre (à Dolo) puis les font cuire en contrebas du village.
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